24 novembre 2009
Conseil du conservation du Nouveau-Brunswick
Tracy Glynn et Betty St. PierreLes femmes de Kedgwick présentent une pétition contre la pulvérisation
de pesticides sur la forêt au gouvernementFredericton - Betty St. Pierre sera à Fredericton aujourd'hui, le 24
novembre pour présenter une pétition de plus de 5 000 signatures contre
la pulvérisation aérienne de la forêt au gouvernement à la législature à
13h00. St. Pierre indique que son message pour le gouvernement
provincial est d'interdire tous les pesticides. En plus de la pétition,
elle et un groupe de femmes ont tenu des manifestations de la communauté
dans Kedgwick contre de la pulvérisation aérienne des forêts.
Le 4 septembre des personnes travaillant dans les bois au Nord du
Nouveau-Brunswick, dont plus de 50 femmes occupées à planter des arbres,
ont été éclaboussées avec des produits chimiques à partir d'un
hélicoptère qui pulvérisait la forêt publique pour tuer les feuillus
dans une plantation de résineux jeunes.
La plupart de ces hommes et femmes ont peur de parler publiquement de
l'événement par crainte de perdre leur emploi à la plantation d’arbres.
St. Pierre, qui a comme métier le mesurage de bois, dit que quelqu'un
doit prendre la parole. «Nous en avons eu assez. Ils font peur au monde
en disant qu'il n'y aura pas de travail.»
St. Pierre affirme que, depuis l'incident, de nombreuses personnes ont
fait le récit de gens qui ont été pulvérisées pendant qu'ils pêchaient
ou en travaillaient dans les bois. «Un homme a signalé la mortalité de
poissons le long d'un ruisseau près d'ici après la dernière
pulvérisation. Il n'est pas normal de faire ça à la forêt. Nous ne
pouvons pas prouver que nous sommes malades en raison de la
pulvérisation, mais le cancer et les pesticides ont été liés. Les gens
commencent à se demander pourquoi autant de gens dans notre communauté,
au nord du Nouveau-Brunswick, ont le cancer et les cancers rares,» a
déclaré St. Pierre.
Le Conseil de conservation du Nouveau-Brunswick soutient les efforts de
St. Pierre et d'autres dans sa communauté qui invitent le gouvernement
provincial à enlever les toxines de notre forêt. «Il y a quelque chose
fondamentalement mal avec la manière que nous traitons les personnes,
les ouvriers et la forêt du Nouveau Brunswick,» a indiqué Tracy Glynn,
coordinatrice de la campagne de la forêt avec le Conseil de
conservation. «La province du Nouveau-Brunswick a annoncé un nouveau
plan pour la forêt qui permettrait la superficie des plantations sur les
terres publiques d'augmenter à 28 %. Des plantations additionnelles
signifieront une augmentation de la pulvérisation d'herbicides. C'est
pour cela que l'augmentation de la superficie des plantations préoccupe
un groupe de scientifiques qui travaillent avec le Groupe de recherche
sur l'écosystème de la grande région de Fundy. Ils recommandent que les
plantations ne dépassent plus de 15 % de la superficie forestière afin
de préserver la biodiversité.»
Aucun herbicide n'a été pulvérisé sur les forêts publiques du Québec
depuis 2001.
-30-
Betty St. Pierre, 506 284-0847
Tracy Glynn, 506 458-8747, forest@conservationcouncil.ca
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