30 janvier 2009
Radio-CanadaTerres de la Couronne :
La fin de la monocultureLe gouvernement de Shawn Graham a finalement tranché l'épineuse question de la gestion des forêts publiques au Nouveau-Brunswick.
Cette question a donné bien des maux de tête à l'ancien gouvernement progressiste-conservateur de Bernard Lord et à celui du libéral Shaw Graham. Plusieurs comités, commissions et rapports à ce sujet se sont succédé.
Les fruits de ces travaux sont maintenant connus. L'industrie aura accès à plus d'espaces de coupe, mais elle devra diversifier ses plantations. Dans les zones de reboisement, les forestières devront semer trois espèces au lieu d'une seule.
« On a choisi un nouveau modèle, un hybride qui essaie de respecter les questions écologiques et les questions de l'écologie. C'est une balance », affirme le premier ministre Shawn Graham.
Cet équilibre penche nettement du côté de l'industrie, croit le Conseil de conservation du Nouveau-Brunswick. « C'est un plan désastreux pour notre forêt acadienne. Notre premier ministre a choisi l'exploitation au lieu de la conservation. Les plantations vont augmenter. Ça veut dire que les pulvérisations vont aussi augmenter », déclare l'écologiste Megan de Graaf.
De plus, l'étendue des zones protégées sera réduite.
L'industrie forestière est plutôt satisfaite. « Je pense que le gouvernement et le premier ministre Graham ont fait un bon effort. Nous apprécions ça beaucoup. Nous sommes heureux de l'appui qu'ils ont donné à l'industrie », indique Jim Irving, dirigeant du géant forestier J. D. Irving.
À court terme cependant, les forestières devront composer avec un volume réduit de bois franc à couper. Les exploitants de terres privées seront invités à en fournir davantage, mais on s'attend néanmoins à une réduction d'emplois.
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