COMMUNIQUÉ
Pour diffusion immédiate
Source : Florian Levesque, Environnement Vie
Inka Milewski,Conseil de conservation du N.-B.
Michel Goudreau, Coalition Retour à l'expéditeur.
Baie-des-Chaleurs, 27 avril 2004 -LE DANGER DES DIOXINES
En examinant l'ébauche d'Agrément d'exploitation, le ministère de l'Environnement et des Gouvernements locaux s'apprête à permettre à Bennett Environmental d'incinérer des sols contaminés aux BPC, aux hydrocarbures chlorés, aux dioxines et aux furannes, malgré les promesses de Bennett de ne pas brûler ces contaminants. En plus, Bennett aura la permission brûler environ 160 à 245 tonnes métriques de plastique (polyethylène) qui serviront de recouvrement aux cargaisons de sols contaminés transportés par camion à Belledune. L'incinération de déchets contaminés au chlore est une des conditions essentielles à la production de dioxines et de furannes.
Un document gouvernemental préparé dans le cadre d'une visite à l'incinérateur de Saint-Ambroise au Québec permet de constater que les responsables du ministère de l'Environnement et du ministère d'Entreprises Nouveau-Brunswick sont au courant des dangers que posent les dioxines à la santé humaine et à l'environnement. Dans ce document non signé obtenu en vertu de la Loi d'accès à l'information, des responsables gouvernementaux écrivent:
Les dioxines sont l'un des produits chimiques les plus toxiques. Une ébauche d'un rapport publié par la Environmental Protection Agency (EPA) des Etats-Unis dans le but de recueillir les commentaires du public décrit les dioxines comme une menace à la santé publique. L'impact sur la santé publique des dioxines peut se comparer à l'impact des DDT sur la santé publique au cours des années soixante.
Selon le rapport de l'EPA, non seulement ne semble-t-il pas y avoir de niveau d'exposition "sans danger" aux dioxines, mais on retrouve des niveaux de dioxines et de produits chimiques associés aux dioxines, dans la population des Etats-Unis qui ont atteint ou s'approchent des niveaux qui provoquent des effets irréparables à la santé.
L'Agence internationale de recherche sur le cancer, qui fait partie de l'Organisation mondiale de la Santé a annoncé le 14 février 1997 que la dioxine la plus toxique, le, 2,3,7,8-TCDD, est maintenant considéré un cancérigène de classe 1, ce qui veut dire que cette dioxine "cause le cancer chez l'humain".
Les dioxines se forment lorsqu'on brûle des produits chimiques à base de chlore combinés avec des hydrocarbures. La principale source de dioxines dans l'environnement (95%) provient des incinérateurs qui brûlent des déchets contenant du chlore.
Les dioxines sont principalement absorbées par la nourriture. Les dioxines sont lipo-solubles et elles sont bio accumulables dans la chaîne alimentaire. On les retrouve (à 97,5%) dans les viandes et les produits laitiers (bœuf, produits laitiers, lait, poulet, porc, poisson et œufs). Dans les poissons, ces toxines se bio accumulent dans la chaîne alimentaire, ce qui fait que les niveaux de dioxines dans les poissons sont 100 000 fois supérieur au niveau qu'on retrouve dans l'environnement.
Les hommes ne disposent d'aucun moyen naturel pour se débarrasser des dioxines, sauf la dégradation du produit selon sa durée de demie vie (chemical half-lives).
Par contre les femmes disposent de deux façons de se débarrasser des dioxines :
- Elles traversent le placenta…vers le fœtus en développement
- Les dioxines sont présentes dans le gras du lait maternel, qui est une voie d'exposition pour les bébés. L'enfant absorbe des doses de toxines qui rend l'allaitement toxique aux nourrissons alimentés au sein par des mères non végétariennes." Étant donné que le ministère de l'Environnement est parfaitement au courant des dangers posés par les dioxines et qu'il est, à n'en pas douter, au courant que le Conseil canadien des ministres de l'Environnement, de l'Agence de protection de l'environnement US et de la Convention des Nations Unies sur les Polluants organiques persistants ont identifiés les incinérateurs des déchets comme étant des sources d'émission de dioxines, il faut maintenant se demander pourquoi le ministère de l'Environnement du Nouveau-Brunswick s'apprête à accorder un agrément d'exploitation qui pourrait ajouter une accumulation additionnelle de dioxines dans la province. ", a demandé Florian Levesque d'Environnement Vie.
Michel Goudreau, de la Coalition Retour à l'expéditeur, a déclaré que l'analyse des sols contaminés à Saint-Ambroise permet de constater ce qui attend Belledune. " L'incinérateur de Belledune est du même type que celui de Saint-Ambroise. En dépit des déclarations des responsables gouvernementaux et de la compagnie, les échantillons de sols effectués par le gouvernement québécois démontrent que les niveaux de dioxines dans les échantillons prélevés dans un rayon de 400 mètre autour de l'usine démontrent des taux de contamination qui sont 15 fois supérieurs à un site d'échantillonnage situé à 9 kilomètres plus loin. La moitié des échantillons de sol sont au dessus des normes du Conseil canadien des ministres de l'Environnement (CCME). ", a déclaré Monsieur Goudreau. Les normes établies par le CCME pour protéger la santé sont de 4 parties par trillion TEQ (Toxic Equivalent Quotient - Quotient d'équivalence toxique).
Inka Milewski, conseillère scientifique du Conseil de conservation du Nouveau-Brunswick se demande pourquoi la province s'apprête à permettre l'exploitation d'un incinérateur quand l'Évaluation sur les risques à la santé humaine (ERSH) réalisée au sujet du projet prévoit que les dioxines et les autres contaminants poseront un risque à la santé. D'après Madame Milewski : " L'évaluation des risques à la santé humaine réalisée par la compagnie Jacques Whitford Environment Limited indiquent que certains scénarios de contamination par les dioxines, l'arsenic et les benzo(a)pyrène sont déjà au-dessus des critères provinciaux de protection de la santé et que l'incinérateur ajoutera à ces types de contamination. Par exemple, les dioxines contribueront un pourcentage de 6,2 % au quotient de risques ou au " non-cancer risks " pour les fermiers et les jeunes enfants alors que les BPC contribueront un pourcentage de 22,4%. En ce qui concerne les BPC, l'incinérateur contribuera un pourcentage de 17,2% au " Incremental Excess Lifetime Cancer Risk ou IECLCR " des fermiers locaux. Il semble que ces constations ont été ignorées par le ministère de l'Environnement et le ministère de la Santé quand ils ont pris la décision d'accorder un agrément de construction à la compagnie. "
Pour plus d'information concernant l'opposition au projet d'incinérateur Bennett, prière de visiter les sites : www.stopbennett.com/french/ ou www.baiedeschaleurs.net
PRESS RELEASE For Immediate Release
Source : Florian Levesque, Environnement Vie
Inka Milewski, Conseil de conservation du N.-B.
Michel Goudreau, Coalition Retour à l'expéditeur.
Bay of Chaleur, April 27th, 2004 -THE DANGERS OF DIOXINS
Judging from the conditions outlined in the proposed Approval to Operate, the Minister of Environment and Local Government is getting set to give Bennett Environmental Inc. the go-ahead to incinerate soils contaminated with PCBs, chlorinated hydrocarbons, dioxins and furans despite assurance by Bennett not to burn these contaminants. In addition, Bennett will be permitted to burn an estimated 160 to 245 metric tonnes a year of polyethylene (plastic) used as liner for the trucks hauling toxic wastes. Incineration of chlorine-contaminated waste is a key pathway for the production of dioxins and furans.
A departmental briefing document prepared in the context of a visit by government staff to the Bennett Environmental incinerator in St-Ambroise reveals that Environment Department and Business New Brunswick officials were aware of the environmental and health risks associated with dioxins. In an unsigned briefing documents obtained under the provincial Right to Information Act, department officials wrote:
"Dioxin is one of the most toxic chemicals known. A draft report released for public comment in September 1994 by the US Environmental Protection Agency clearly describes dioxin as a serious public health threat. The public health impact of dioxin may rival the impact that DDT had on public health in the 1960's.
According to the EPA report, not only does there appear to be no "safe" level of exposure to dioxin, but levels of dioxin and dioxin-like chemicals have been found in the general US population that are "at or near levels associated with adverse health effects".
The International Agency for Research on Cancer (IARC) - part of the World Health Organization - announced February 14, 1997, that the most potent dioxin, 2.3.7.8-TCDD, is a now considered a Class 1 carcinogen, meaning a "known human carcinogen."
Dioxin is formed by burning chlorine-based chemical compounds with hydrocarbons. The major source of dioxin in the environment (95%) comes from incinerators burning chlorinated wastes.
The major sources of dioxin are in our diet. Since dioxin is fat-soluble, it bioaccumulates up the food chain and it is mainly (97.5%) found in meat and dairy products (beef, dairy products, milk, chicken, pork, fish and eggs in that order). In fish alone, these toxins bioaccumulate up the food chain so that dioxin levels in fish are 100,000 times that of the surrounding environment.
Men have no ways to get rid of dioxin other that letting it break down according to its chemical half-lives.
Women, on the other hand, have two ways which it can exit their bodies : - It crosses the placenta…into the growing infant; - It is present in the fatty breast milk, which is also a route of exposure which doses the infant, making breast-feeding for non-vegetarian mothers quite hazardous."
" Since the department of Environment was clearly informed of the dangers of dioxins and no doubt aware that the Canadian Council of Ministers of the Environment, the U.S. Environmental Protection Agency and the United Nations Convention on Persistent Organic Pollutants have all identified waste incinerators as a major source of dioxins, one has to wonder why it's getting ready to license a facility that could potentially add to the province's dioxin load?", asked Florian Levesque of Environnement Vie.
Michel Goudreau, member of the Return to Sender Coalition, says that one has only to look at soil tests from St. Ambroise to see what could happen in Belledune. "The incinerator in Belledune will be the same type of facility as St. Ambroise. Even though the company and the provincial government said these operations were safe, soil sampling by the government show that the levels of dioxins 400 m around Bennett incinerator in St. Ambroise are up to 15 times higher than a site 9 kilometres away. Half of those samples were above the guidelines set by the CCME, Canadian Council of Ministers of the Environment," says Goudreau. The Canadian health risk based guideline set by the CCME for dioxins is 4 parts per trillion TEQ (toxic equivalency quotient).
Inka Milewski, Science Advisor for the Conservation Council of New Brunswick, also wonders why the Province would allow the facility to be built and operate when the health risk assessment for the project predicted that dioxins and other contaminants from the facility posed a health risk. According to Milewski, "The Jacques Whitford Human Health Risk Assessment found that dioxins, arsenic and benzo(a)pyrene for certain exposure scenarios were already above regulatory health criteria set by the province and that the facility was predicted to add to these exceedances. For example, dioxins would contribute 6.2 % to the hazard quotient or non-cancer risks for farmers and toddler and PCBs would contribute 22.4%. For PCBs, the facility would contribute 17.2% to the Incremental Excess Lifetime Cancer Risk or IECLCR of local farmers. It appears that these exceedances were ignored by the Environment and Health departments when they made their decision to issue the company a permit to construct."
For more information on the resistance to the Bennett Incinerator Project, visit: www.stopbennett.com
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